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Un pirate informatique australien accusé d’avoir créé et vendu des logiciels espions à des cybercriminels

Un pirate informatique australien accusé d’avoir créé et vendu des logiciels espions à des cybercriminels

pirate informatique australien

Un citoyen australien de 24 ans a été inculpé pour son rôle présumé dans la création et la vente de logiciels espions destinés à être utilisés par des agresseurs domestiques et des pédophiles.

Jacob Wayne John Keen, qui vit actuellement à Frankston, Melbourne, aurait créé le cheval de Troie d’accès à distance (RAT) à l’âge de 15 ans, tout en gérant l’outil de 2013 jusqu’à sa fermeture en 2019 dans le cadre d’une action coordonnée d’Europol- formation dirigée.

“L’homme de Frankston s’est engagé avec un réseau d’individus et a vendu le logiciel espion, qui s’appelle Moniteur à venir (IM), à plus de 14 500 personnes dans 128 pays », a affirmé la police fédérale australienne (AFP) dans un communiqué de presse ce week-end.

Cybersécurité

L’accusé a été accusé de six chefs d’accusation d’avoir commis un crime informatique en développant et en diffusant des logiciels malveillants, ainsi qu’en profitant de la vente illégale.

Une autre femme, âgée de 42 ans, qui vit dans la même maison que l’accusé et a été identifiée comme étant sa mère par The Guardian, est également accusée de “manipulation des produits du crime”.

Logiciels malveillants de surveillance

L’AFP a déclaré que l’enquête, baptisée Cepheus, avait été lancée en 2017 lorsqu’elle avait reçu des informations sur un “RAT suspect” de la société de cybersécurité Palo Alto Networks et du Federal Bureau of Investigation (FBI) américain.

L’opération, au cours de laquelle 85 mandats de perquisition ont été exécutés dans le monde en coopération avec plus d’une douzaine d’agences européennes chargées de l’application des lois, a abouti à la saisie de 434 appareils et à l’arrestation de 13 personnes pour avoir utilisé le logiciel malveillant à des fins malveillantes.

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Pas moins de 201 personnes ont atteint le RAT rien qu’en Australie, avec 14,2% des acheteurs répertoriés comme répondants aux ordonnances de violence domestique. Parmi les acheteurs figure également une personne inscrite au registre des délinquants sexuels pédophiles.

Cybersécurité

Distribué par e-mail et SMS, Imminent Monitor est venu avec des capacités pour enregistrer secrètement les frappes au clavier ainsi que pour enregistrer les webcams et les microphones de l’appareil, ce qui en fait un outil efficace pour les utilisateurs pour garder un œil sur leurs cibles.

Les versions ultérieures du logiciel malveillant Windows ont également introduit des options d’accès “caché” au protocole de bureau à distance (RDP) et même l’exécution d’un mineur de crypto-monnaie sur les machines de la victime – une fonctionnalité qui n’est généralement pas associée à un outil d’accès à distance.

On estime que l’équipement de surveillance, qui a été vendu pour environ 35 dollars australiens sur un forum de piratage clandestin, a rapporté à l’opérateur entre 300 000 et 400 000 dollars, dont la majeure partie a ensuite été dépensée pour des services de livraison de nourriture et d’autres articles de consommation et jetables, a déclaré l’AFP.

Selon un rapport de 2019 de l’Unité 42, John Keene s’appelait “Shockwave™” et avait précédemment proposé un outil de déni de service distribué (DDoS) appelé Shockwave™Booter au début de 2012, avant de passer à Imminent Monitor.

Logiciels malveillants de surveillance

L’agence a déclaré qu’elle pensait qu’il y avait des dizaines de milliers de victimes dans le monde, dont 44 en Australie. S’il est reconnu coupable, le suspect encourt une peine maximale de 20 ans de prison.

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“Ces types de logiciels malveillants sont si vicieux car ils peuvent donner à un délinquant un accès virtuel à la chambre ou à la maison d’une victime à son insu”, a déclaré Chris Goldsmid, responsable de la cybercriminalité à l’AFP.

“Malheureusement, les criminels n’utilisent pas seulement ces outils pour voler des informations personnelles à des fins lucratives, mais aussi pour des crimes hautement intrusifs et odieux.”

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